Le geste filmé

14.-15.11.2013, Konferenz, DFK Paris

Le geste filmé: décélération, suspension, reprise.

Dans le domaine de l’art en mouvement, les effets temporels du phénomène de suspension peuvent être associés à l’idée d’une décélération, au sens du philosophe et sociologue Hartmut Rosa, c’est-à-dire comme une inversion positive du processus d’accélération affectant tous les domaines de la vie sociale depuis la modernité.
Une telle analyse appelle, au moins, trois approches privilégiées: d’abord, une approche d’ordre esthétique qui se pencherait sur des questions de figuration en abordant des problèmes liés à la perception et à la mémoire ; ensuite, une approche anthropologique qui s’interrogerait sur un déclin des gestes ou, au contraire, sur le retour de gestes immémoriaux, voire l’invention de gestuelles inédites ; enfin, à la croisée des ces deux problématiques, un examen de l’interaction entre parole et geste qui envisagerait la possibilité d’un geste audiovisuel.
À travers ces axes de réflexion, les journées interrogeront les catégories sensibles, problématisées par la création contemporaine à partir du cinéma et de ses évolutions, notamment ses convergences avec certaines pratiques artistiques (vidéo, performance, installations, etc.) en offrant une possibilité de renouvellement de la réflexion autour du geste.

Journées d'études organisées par Christa Blümlinger (Université Paris 8), Mathias Lavin (Université Paris 8) et Frédéric Sabouraud (ENS Louis-Lumière), en coopération avec Andreas Beyer (Centre allemand d'histoire de l'art de Paris) et avec le soutien du Labex Arts-H2H.